la Maison du Livre

30 Chantefables de Robert Desnos
Illustrées par Dominique Detrait

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J’ai commencé à illustrer les Chantefables de Desnos, il y a quelques années. Cette découverte a été pour moi un réel coup de cœur. Ces poèmes animaliers sont plein de fantaisies, de jeux de mots rythmés et font naître dans les yeux des "enfants sages" des images capables d’émouvoir leur sensibilité. N’ayant pas trouvé l’ensemble des poèmes illustrés, je me suis lancée dans l’aventure.

Qui n’a pas appris ou entendu à l’école ce texte surréaliste (Desnos en était un), La fourmi ?

Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Eh ! Pourquoi pas ?

À découvrir ou à relire...

Dominique


Laissez parler les p’tits papiers...
par Mariska Forrest

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Au café, je lis les journaux.
J’aime le papier journal.
J’aime son odeur et ses photos.
En juin 2014, je rate le bord d’un trottoir, je me casse le poignet gauche. Vacances à vélo foutues. Avec une main valide, je reprends une passion qui a commencé il y a plus de 10 ans en Charente Maritime : revisiter en peinture les photos de journaux.
Je choisis les photos pour leur composition, leur sujet, leur mouvement, leur légende. Peu importe la rubrique.
Dans l’atelier, je les découpe, sans les recadrer, je les colle sur un carton. Le reste du journal se retrouve dans la poubelle jaune.
Quand j’ai plusieurs heures devant moi, je prépare la peinture acrylique, les pinceaux, les crayons, les marqueurs…
Je parcours l’image, je cherche la porte d’entrée. Petit-a-petit, les couleurs trouvent leur place. Quand je doute, je les mets de côté pour les reprendre plus tard.

En juin 2015, un an après, une tuile me tombe sur la tête ; j’arrête, je pose les pinceaux - je les reprendrai plus tard - mais je continue à lire les journaux au café.

Mariska Forrest


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Véronique Sabban, née à Nice en 1967, obtient en 1990 son diplôme avec grande distinction, à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles.

Tout au long de son parcours, de nombreuses expositions et divers prix se succèderont.
Artiste de veine expressionniste, elle peint l’être humain avec force et sensibilité. Questionnements et échappées oniriques traversent ses portraits, dont la patte est particulièrement reconnaissable.
Seront également présentés des marines aux accents de Mer du Nord ainsi que des pins-parasols, souvenirs de sa jeunesse méditerranéenne.
L’adéquation est tout à fait réussie entre le lieu d’exposition, « La Maison du Livre » et les œuvres présentées, des encres de Chine sur page de livre.


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Alicia Jeannin
Depuis quelques temps, mon travail sur la voix, le chant, la musicalité des langues, m’a amené à interroger la parole. Quelle place donne-t-on à notre parole aujourd’hui, et quelle valeur à nos mots ?
Chaque peuple et chaque individu dispose d’un langage, non seulement pour communiquer, mais aussi pour penser, comprendre, analyser, et si besoin, protester.
A l’heure de la globalisation, alors qu’un mode de vie unique semble s’imposer, j’ai voulu savoir ce que les membres de ma famille, qui vivent en France et au Chili, pensaient de certains aspects du monde actuel.
Je leur ai donc donné la parole, en leur proposant de définir le sens de plusieurs mots qui me semblent importants. J’invite à présent ceux qui le souhaitent à une promenade dans ce champ “multisonores”...

Dire, écouter, penser le monde. Une installation sonore qui questionne la langue, la parole, les mots. Plusieurs générations, deux continents, qu’est-ce qu’une famille, ma famille, peut nous dire du monde d’aujourd’hui ?