Traces de coquelicot


Rachel Silski

place Louis Morichar, 54 - Saint-Gilles


dessin

Traces de coquelicot est un travail sur la trace, la mémoire. Mémoire des hommes, mémoire des paysages tantôt quasi désertiques, tantôt habités des Polders. Au-delà de l’Yser, une immensité de champs, de villages perdus où les cimetières et les monuments commémoratifs de 14-18 sont longtemps restés muets pour moi. Un champ de blé coupé à l’horizon par une ligne rouge de coquelicots est perçu lors d’une ballade. C’est un pan de notre sanglante histoire européenne qui me revient alors et le désir de saisir les paysages de 2005, modifiés par la guerre, dont il ne reste que les traces officielles ; ces paysages battus par les vents, la pluie , la neige ; mais où vient aussi le printemps et l’été, sont autant d’éléments pour appréhender le passé, 14-18 et le présent qui se mêlent. Si la représentation humaine est absente, l’humain n’en n’est pas moins au coeur de la réflexion qui sous-tend ce travail sur la guerre, l’oubli, les reconstructions mémorielles.


Impressions végétales, pluie, vent, neige font partie d’une construction mémorielle ou la part de l’oubli a autant de force que la réminiscence.


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