Roland Delcol, un hommage discret à Irène Hamoir

2014/09/18 - 2014/09/28

Organisateur et adresse :
Hôtel de Ville de Saint-Gilles
place M. Van Meenen, 39
1060 Bruxelles

« Roland Delcol, un hommage discret à Irène Hamoir »

Du 18 au 28/09
ouvert du lundi au jeudi de 14 à 16h30
week-end 20-21.09 de 10 à 18h

Roland Delcol, précurseur du post modernisme, a choisi de saisir cette opportunité pour mettre à l’honneur Irène Hamoir, poétesse et romancière belge, née à Saint-Gilles et figure féminine centrale du mouvement surréaliste.

« Le peintre, dessinateur et graveur Roland Delcol est né à Saint-Gilles en 1942. Après le détour d’une candidature à Solvay, il se forme de 1965 à 1971 à l’Académie de Saint-Gilles tout en suivant une spécialisation en décors et costumes de théâtre (1967-1968).
En 1975, il apprend l’art de la lithographie à Milan et à Paris. Enfin, il s’initie aux métiers de la faïence et de la porcelaine à Moustiers (1978) et à Florence (1983). Cette brève évocation de ses années d’apprentissage permet de mesurer la diversité d’expériences et de techniques acquises par Roland Delcol.
Son œuvre a longtemps été rattachée à l’hyperréalisme dont il est apparu comme un des pionniers en Belgique, au prix, il faut bien le dire, de quelque contre-sens ou malentendu.

Certes, Roland Delcol, se sert de moyens picturaux qu’ont empruntés les hyperréalistes : une facture quasi-photographique et une extrême minutie dans le détail des personnes et des objets représentés. Mais à la différence des hyperréalistes, Roland Delcol ne cherche nullement à idéaliser le réel que ce soit pour l’embellir ou l’assombrir.
Le monde qu’il nous retransmet semble, à première vue, banal et quotidien. Cependant, à y regarder de plus près, on y observe toujours comme un décalage, léger ou saisissant, selon les cas.

A bien des égards, « la Femme » apparait comme le leitmotiv de l’œuvre de Delcol. Mais ne nous y trompons pas. Il ne s’agit pas de la Femme-Objet (chère au Pop Art) ni même de la Femme-« objet surréaliste ». Autrement dit, la femme chez Delcol n’est ni standardisée ni sublimée. Elle est multiple (« Il n’y a pas une Femme mais des femmes » disait Simone de Beauvoir). « Elle est comme elle est. Elle est faite comme ça » (comme aurait dit Prévert). Elle est épanouie (et « ravie, ruisselante » comme disait le même Prévert dans « Barbara »). Elles sont -devrait-on dire au pluriel - d’humeurs sensuelles et dotées d’une énergie radieuse. On les devine indépendantes, actives, en un mot accomplies (pour autant qu’on puisse l’être). « Femme-complète » selon le mot de Mesens qui prévoyait d’écrire un texte sur Delcol.

On conçoit sans peine que Scutenaire se soit déclaré « delcolique » comme on imagine tout autant que Bataille, Klossowski ou même Mandiargues n’auraient pas pu l’être. Il était sans doute dans l’ordre des choses que l’écrivain surréaliste belge lui consacrât une monographie (« La Chanson de Roland »). C’est que l’érotisme de Delcol -tout comme celui de Scutenaire- a quelque chose de « post-chrétien » : le corps est bien dans sa peau sans l’ombre d’une malédiction divine.

Le recueil - en trois volumes - « Mes inscriptions » se trouve ironiquement ponctué de formules plaisamment (et en apparence seulement...) stéréotypées : « Mon type de femme, c’est... ». Comme dans « Le Dictionnaire des idées reçues » de Flaubert, la réponse bien entendu, varie à chaque fois, faisant fi de tout souci de cohérence. On peut, à tous les coups, parier, sans risque, que "le type de femme" cher à Scutenaire a été peint et dessiné plus d’une fois par Delcol. »

L’ensemble des œuvres et livres et documents qui seront visibles lors de cette exposition témoignent non seulement de ses liens de longue durée, féconds et amicaux avec Louis Scutenaire et Irène Hamoir mais aussi de rela¬tions plus ou moins intermittentes avec les autres surréalistes belges (ou apparentés) comme Mariën, Mesens ou encore les Frères Picqueray.

Henri Ruttiens

À cette occasion et en partenariat avec le Service de la Culture, la Bibliothèque communale et la Librairie Abélard, La Maison du Livre propose de passer une soirée à
découvrir ou redécouvrir Irène Hamoir en compagnie de Roland DELCOL, Pierre SOMVILLE et Henri-Jean RUTTIENS, le jeudi 25 septembre à 19h.

Lecture de textes de Irène Hamoir par Christine DEPPE, comédienne.

Entrée libre.

La Maison du Livre
rue de Rome 24-28 - 1060 Bruxelles


novembre 2016 :

octobre 2016 | décembre 2016


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