Les Pôles

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Comme chaque année, des expositions phares seront organisées dans différents lieux privilégiés, répartis sur l’ensemble des deux communes. Ces lieux seront également des points d’informations et de vente des kits Parcours.

Tenant compte du succès de l’exposition de photographies réalisées sur la ville de Detroit en 2012 lors de la dernière édition de Parcours, ainsi que du succès de ce medium chez les artistes (4 sur 5 des lauréats Coups de Cœur 2012 sont photographes), la photographie est parfaitement indiquée en 2014.

Un artiste photographe sera ainsi le commissaire des expositions à la Maison Pelgrims et la Maison du Peuple ainsi qu’à la Maison des Cultures : Jean Marc Bodson.



P1. Maison du Peuple

Parvis Saint-Gilles 37 - 1060 Saint-Gilles

Gilbert Garcin


Photographe originaire de La Ciotat, Gilbert Garcin a commencé à faire des photographies à l’âge de la retraite. C’est après un stage à Arles qu’il découvre le photomontage en noir et blanc, où il se met en scène dans différentes situations, dans des paysages irréels pour la plupart. Il possède un style assez singulier : ses montages mettent en scène différentes situations qui ont en commun la dérision et l’absurdité de la condition humaine.

Hitch-hikers par Doug Biggert


Doug Biggert ne voit pas la mythologie américaine, il vit dedans. Il la fabrique même depuis 40 ans En faisant le parcours du self made man chez Tower Records ; en amassant des vinyles et des bomber stickers par milliers ; en collectionnant tous les numéros du magazine de skateboard Trasher ; en habitant la Californie et en photographiant les auto-stoppeurs pour lesquels il s’arrête.
Alors on se demandera, qu’est-ce que c’est que ces photos ? Pour lui, c’est sûr, ce sont d’abord des souvenirs. Mais pour ceux qui regardent, il faut en convenir, cela peut être tout et son contraire...
Arrêtons de chercher, chacun y verra ce qui lui convient. Disons, pour faire simple et court, disons que quand on y regarde de près, une chose est certaine, c’est que cette série d’images-là, inouïe, c’est du pur jus de l’Amérique.



P2. Hôtel de Ville de Saint-Gilles

Place Maurice Van Meenen 39 - 1060 Saint-Gilles

Casa Mobile

Le photographe Alain Breyer semble se spécialiser dans les sujets de transhumance. Après avoir suivi la caravane du tour de France pour nous donner à voir une sociologie des bords de route en juillet, le voici de retour d’un périple dans les campings de France et de Belgique. D’emblée, il faut souligner la grande qualité de ce travail réalisé à hauteur d’homme, sans surplomb ironique et même avec une belle tendresse. Il était plus facile de moquer l’esthétique des nains de jardin que d’écouter ce que chacun de ces habitants de village de toile et de tôle avait à dire sur l’attrait du camping. Il était plus facile de prendre la moue dédaigneuse du bon goût bourgeois que de faire comprendre par l’image l’importance de ces coins fragiles aménagés avec soin par leurs occupants.
Alain Breyer a adopté le portrait classique en situation, frontal, à distance égale pour tous de façon à souligner une sorte de démocratie de la représentation sociale. Dans ses images, il ne nous impose pas une vision, mais laisse notre regard faire son choix dans ce qu’il nous montre avec une grande simplicité. De plus, cette modestie photographique, il la prolonge par de courtes interviews des gens qu’il a rencontrés. Des paroles sans emphase qui en disent long. Comme celles de Jamillah par exemple : « J’ai d’abord loué la caravane là-bas et puis, j’ai acheté celle-ci. J’étais sans domicile et avec les voisins, on a fait une pétition, on a écrit à la Reine et alors un monsieur du Ministère est venu et m’a donné mon domicile au camping ».
En quelques phrases, chacun dévoile implicitement ses motivations -parfois amusantes, parfois lourdes- de passer une partie de l’année à camper. Celles-ci servent à l’auteur pour établir une typologie bien à lui : ceux qui cherchent le calme, ceux qui aiment la compagnie, ceux qui sont là depuis longtemps… Ce subtil mélange d’humour et d’évidence n’est pas sans rappeler celui de Bill Owens lorsqu’il nous présentait à la fin des années 60 la middle class américaine en vacances (« Leisure ») ou dans sa banlieue (« Suburbia »). Il y a en effet chez Breyer une même part d’universalité du propos qu’on remarque plus facilement aujourd’hui chez l’Américain et que Claude Javeau souligne à bon escient dans la préface de « Casa Mobile » édité par Husson : « ... Regardons les clichés d’Alain Breyer et demandons-nous, si dans une certaine mesure, ils ne nous offrent pas une image plus décontractée de nous-même. À protéger contre tout discours misérabiliste. » Jean-Marc Bodson



P3. Maison Pelgrims

Rue de Parme 69 - 1060 Saint-Gilles

Photographies trouvées

Il nous est tous arrivé un jour d’ouvrir un album ou une boîte de photographies oubliées sans parvenir à y reconnaître grand monde. L’impression est alors étrange. Tous ces gens aux visages inconnus photographiés, en vacances ou lors d’un événement quelconque, nous apparaissent plus comme faisant partie de la « grande famille des hommes » que comme nos parents. Leurs individualités effacées par le temps, il ne reste sur les clichés que leur humanité.
Se révèle une histoire commune qui transcende toutes les petites histoires.
Par essence, les photos d’amateur nous disent comment nous vivons et particulièrement comment nous vivons ensemble. Les vacances, les fêtes, mais aussi le travail, la vie au quotidien, c’est ensemble. Ensemble entre amis, en famille ou en groupe plus large.



P4. Maison des Cultures

Rue de Belgrade, 120 - 1060 Saint-Gilles

Fous d’amour

Photographies d’Olivier Papegnies

Fous d'Amour

copyright Olivier Papegnies

Fous d'Amour

copyright Olivier Papegnies

Mon chéri, Mon p’tit cœur

Dessins et peintures de Béatrice Deminie, Christine Paul, Thierry De Geyte, Frédéric Hendboeg, Pierre Craenhals, Dimitri Pietquin.

Les peintures et dessins de « Mon chéri, mon p‘tit cœur » sont simplement magnifiques. Leurs couleurs sont chaleureuses et ce qu’ils nous montrent, tout à fait réjouissant. Comment en effet ne pas se laisser gagner par l’euphorie quand on nous décrit avec un enthousiasme aussi coloré, avec un appétit tout en orange éclatant, rouge vif et bleu brillant l’amour et ses délicieux effets sur ceux qui le vivent ? Comment en voyant cela ne pas prendre pour évident que l’amour, cela devrait être pour tout le monde ?

Pour les artistes qui ont réalisé ces œuvres, tous pensionnaires handicapés mentaux de « La Maisonnée » à Haut-Ittre, cette évidence en est une parce qu’elle est vécue alors qu’ailleurs bien souvent, elle n’est bien souvent qu’un vœu. En effet, encore aujourd’hui, il semble que cela puisse déranger de penser que diverses catégories de
personnes puissent avoir une vie affective et s’épanouissent sexuellement. Les vieux, les isolés, les handicapés… cela semble relever de l’impensable. Au-delà de leurs qualités esthétiques, le mérite de ces œuvres est précisément de nous amener à envisager cet « impensable » à nous faire admettre qu’il y a des débats à ouvrir plutôt que de se réfugier dans le non-dit, qu’il y a des questions à se poser plutôt que de subir le diktat des tabous.

À regarder ces peintures et dessins qui ne dépareraient pas au « Art & Marge Musée » on se dit que leur force tient essentiellement dans leur évocation poétique plus proche du sentiment que de ses effets. On pourrait aller jusqu’à craindre des représentations exactes, réalistes si tout à côté, il n’y avait le formidable travail photographique d’Olivier Papegnies.

Intitulé « Fous d’amour », celui-ci est un modèle du genre. Pas facile en effet de traiter avec pudeur d’un sujet relevant de l’intimité. Pas facile d’approcher les gens, de nouer des contacts de confiance. Pas facile de se faire admettre au point de pouvoir revenir photographier régulièrement tout au long d’une année. Pas facile surtout -mais c’est là toute la réussite de cet essai photographique - de s’engager, d’affirmer avec nuance un point de vue sans tomber dans les « bons sentiments ».

Dès lors la bonne idée ici est d’avoir choisi le point de vue de ceux que cela concerne le plus et de le dire d’emblée : « Parler d’amour entre personnes handicapées mentales suscite la gêne, le malaise, voire la réprobation. Et si on se plaçait à leurs côtés ? Les choses seraient infiniment plus simples, plus belles. » Olivier Papegnies a donc réalisé son reportage en immersion, ou plus exactement en connivence. Les images ne trompent pas qui nous parlent de la vie de tous les jours. Ici, au quotidien deux résidents de « La Maisonnée » vivant en couple depuis sept ans. Là, deux autres qui élèvent leur enfant de quatre ans de manière autonome en dehors de l’institution. Chaque fois les photographies sont justes. Souvent des petits moments qui en disent long et ce d’autant plus qu’ils s’inscrivent dans un contexte particulièrement bien rendu par un photographe plus soucieux de la vérité des choses que d’éventuelles images emblématiques.

Jean-Marc Bodson

Toi et moi on est pareil

par Hafsa Riani, Ikram Amyay, Chaïmae Aoulad Omar

Ce projet photo se base sur une expérience au niveau de l’expressivité audiovisuelle. Grâce au support photographique, les jeunes apprennent à dire avec des images ce qu’ils pensent car « parler avec des images est parfois plus facile que d’utiliser des mots ». Ce projet a pour but de travailler le sujet photographique comme moyen de communication avec les acteurs du quartier de Saint-Gilles. Les jeunes ont ciblé des sujets en relation avec leur quartier, la culture et le savoir-vivre en société qu’ils vivent au quotidien. Portraits, paysages urbains, rencontres sociales et « pensées photographiques » qui témoignent de leur propre vision de Bruxelles et de leur quotidien.
Une initiative de la Cité des Jeunes et de Bouillon Kube.



P5. BRASS

Avenue Van Volxem, 364 - 1190 Forest


© Bruce Wrighton Courtesy les Douches la Galerie / Laurence Miller Gallery

At Home

, par Bruce Wrighton
Au Brass, les oeuvres du photographe américain Bruce Wrighton sont montrées pour la première fois en Belgique. « Revoir Bruce Wrighton est un bonheur. Vivre en
compagnie de ses photographies, un plaisir presque inexplicable. Des mots simples pour un Américain que je n’ai jamais connu, il est mort à 38 ans, en 1988, laissant
derrière lui un corpus limité, mais d’une force intemporelle.
J’ai eu comme un coup de foudre, raconte la galeriste parisienne Françoise Morin, il y a cinq ans, lors d’un Paris Photo, où quelques photographies étaient accrochées.
Trois, pas plus. Tout était là : sa ville de Binghamton, ses habitants, ses nomades, ses dîners, ses compositions, ses couleurs pointues, et même ses voitures cinématographiques. Tout était dit avec une retenue qui forçait l’admiration. »

Hitch-hickers

, par Doug Biggert

L’exposition de Doug Biggert se partage entre le Brass et la Maison du Peuple. Les informations concernant cette exposition se trouvent dans le Pôle 1.

Brasse moi une histoire…

Un café sonore éphémère proposé par Anne F(estraets ) / Kilombo asbl
Brasse-moi une histoire est un projet pour un lieu, le Brass, une commune, Forest, et ses gens. C’est un hommage à la diversité de cette commune, à son Histoire, à ses histoires ; ses histoires de comptoirs, de piliers, de bars, de cafés, d’habitudes et d’habitués.
Une démarche artistique qui tend à recréer une histoire, des histoires sur base de témoignages réels permet de mettre en lumière les petits riens qu’on oublie d’écouter tous les jours. Amplifier l’émotion, déjouer les habitudes, se laisser surprendre, s’étonner et s’émerveiller des beautés quotidiennes.
A la carte de ce bar, entre les prix des boissons, une cartographie des cafés forestois vous invite à naviguer entre les langues, les anecdotes, les souvenirs et les imaginaires.



P6. Abbaye de Forest

9 Place Saint-Denis - 1190 Forest

Expo collective

En faisant de l’Abbaye de Forest un pôle d’exposition mêlant des artistes des deux communes, le Parcours permettra à de nombreuses personnes de découvrir un lieu splendide. Son cadre enchanteur et apaisant reste encore trop méconnu de la population, y compris des habitants proches de ce site chargé d’histoire.

Les grandes baies vitrées des galeries offriront à la vue des visiteurs les œuvres des quinze artistes sélectionnés. Vous pourrez ainsi plonger dans les univers de : Leïla Ajmi, Marie Biebuyck, Loïc Binard, Edward Crabbe, Alain Depermentier, Damien-Paul Gal, Marc Gilmant, Khadija Azzaoui-Ihda, Durmish Kjazim, Roxane Lefebvre, Yuna Mathieu-Chovet, Julie Eva Perez, Mickaël Serre, Thibault Van Den Branden et Liva Wald.



P7. Centre Culturel Jacques Franck

Chaussée de Waterloo 94 - 1060 Saint-Gilles

Vincent Delbrouck « beyond history »


Le Jacques Franck s’inscrit dans la thématique proposée par Jean-Marc Bodson sur le thème de l’intime à deux avec deux jeunes photographes, Vincent Delbrouck et Annabel Werbrouck.

Vincent Delbrouck est un photographe qui dessine, peint, cite, écrit ou fait écrire, démembre et recolle, recycle et superpose, s’agite et s’interroge. En un mot, et d’un même geste : il détruit et crée. Sa série « Beyond History », un portrait personnel de Cuba, a fait en 2009 l’objet d’un livre et a été exposée au Musée de la Photographie de Charleroi.
« (…) Des amis, des ennemis, des voisins : l’exotisme et son envers ; l’esthétisme et son faux frère ; le lien des mots et des images sans cesse tordu et remis en question ; la confession intime ou le constat implacable ; la rue, les petites choses, les grandes blessures, pas mal d’alcool et quelques excès. (…)
Sans cesse « l’autre » fait question, l’étranger que l’on croit avoir toujours pressenti mais que l’on ne connaîtra jamais, l’alter ego que l’on malmène, cet « autre » qui empêche qu’à force de se regarder le nombril, on finisse par se le caresser.
Pour tout cela, « Beyond History » est une véritable, une pleine, une prenante expérience. (…) » Emmanuel d’Autreppe

Annabel Werbrouck« Les Amants »


Un hôtel dans un lieu incertain, deux personnes qui s’aiment ou se sont aimées, se retrouvent dans la chambre 106…
Cette série d’Annabel Werbrouck est une compilation, sous forme narrative, de photos réalisées à différents moments et de recadrages de négatifs trouvés dans le grenier de ses parents. L’artiste a donc tenté d’en réaliser une narration suggestive, dans la réserve et la pudeur.



P8. Ten Weyngaert

rue des Alliés 54, 1190 Forest

Close Up 1190 - Narafi / Luca

Trente étudiants de deuxième année de photo de l’Ecole Narafi / Luca ont suivi pendant deux semaines des artistes qui habitent à Forest ou qui y sont actifs. Les musiciens Jeroen van Herzeele, Sara Moonen, Karel Coninx, Ictus Ensemble, Manuel Hermia, Hussein Ali Al Zoubaibi, Manuela Bucher, Hamadi Diop, Thomas Olbrecht, Anja Kowalski, Claire Bourdet, Andy Heurckmans (Massis), Le Mauvais Fils et Jupiter Diop furent photographiés durant leurs répétitions ou concerts que ce soit à Forest ou à l’extérieur. Les artistes Marianne Berenhaut, Filip Van Dingenen, Souleymane Diane, Cathy Weyders, Caroline Vandermeiren, Atelier 4/5, Jamal Boukhriss, Xavier Lukomski, Maria Clara Villa Lobos, Isabelle Bats, Isabelle Pauly et Giulia Palermo ont invité les photographes sur scène, dans leur atelier ou à une exposition.
Le résultat de ces diverses rencontres se retrouve au Ten Weyngaert dans une exposition tout en images, en mots et en musique, une exposition pétillante scénographiée par Hans Theys. Un catalogue où les artistes participants et leur photographe sont mis en lumière a également vu le jour…

Ce projet est réalisé en collaboration avec les Affaires culturelles néerlandophones de la Commune de Forest, l’Ecole Narafi/Luca Ten Weyngaert et BLI:B.



P9. CPAS

Rue Fernand Bernier 40 - 1060 Saint-Gilles

PIXEL

Le projet d’exposition collective « PIXEL » a connu un énorme succès lors du Parcours 2012, regroupant une œuvre de chaque artiste inscrit, créée à cette fin, sur un support identique : le pixel. Il s’agit d’une toile sur châssis de 20 cm x 20 cm offerte à chaque participant.

En 2014 le CPAS aura l’honneur d’accueillir le projet « PIXEL ». L’idée est d’offrir une toile à chaque artiste participant afin qu’il la présente pendant les trois week-ends de Parcours 2014 comme un concentré de son travail artistique. Le tout sera exposé au siège du CPAS de Saint-Gilles. Ainsi, nous proposerons aux publics de partir à la découverte des mondes artistiques de chacun d’entre eux et ainsi de préparer son parcours. Comme lors de la dernière édition, une vente aux enchères de ces œuvres sera organisée à l’issue de Parcours d’Artistes. L’argent ainsi récolté sera versé au profit d’une œuvre caritative.

HISPANO BELGA

Exposition des travaux réalisés avec le public CPAS par HISPANO BELGA lors des ateliers d’image effectués de septembre 2013 juin 2014.
L’atelier d’Image d’Hispano-Belga initie à la photographie sous toutes ses formes. Après l’acquisition d’un alphabet de base en photographie argentique, le participant fera évoluer sa vision personnelle en utilisant, s’il le souhaite, d’autres techniques.
L’atelier ne se limite pas à la technique de l’image. Le participant découvre le travail d’autres photographes, travaille sur des projets à thèmes et découvre les critiques et discussions. L’atelier est donné par Jorge Rojas-Castro (photographe documentaire)

L’atelier d’image n’est pas un cours de photographie, c’est un espace de réflexion autour de l’image par le biais de la photographie argentique noir et blanc, des problématiques du SENS des images produites et l’exploration des moyens pour les communiquer.



P10. Maison du Livre & Bibliothèque communale

Rue de Rome 24-28 - 1060 Saint-Gilles


BORDS DE MONDES
Martine Cornil

"Chez Martine Cornil, la photographie interroge l’énigme du visible, sans la résoudre. Derrière l’apparence, elle dévoile l’inconnu. Dans l’univers familier de la parole, nous évoquerions l’indicible ou le cheminement labyrinthique de la phrase qui tente sans repos de désincarcérer la complexité des choses. Ici, l’image est rêverie du vrai. Reflet abstrait du réel, la photographie en désintègre les carcans : sature les couleurs, diffracte les lignes, explose les volumes. Le renouvellement de la perception auquel l’artiste nous invite, nous plonge dans l’abasourdissement.
Martine Cornil ouvre des fenêtres aux murs de l’inconnu. Il faut se placer face à la lumière de chacune et laisser l’œil traverser la muraille des apparences. Sans balises, ni bornes, ni mesures. Les certitudes n’ont plus cours. Les azimuts sont bouleversés. Le minuscule et le majuscule se confondent. L’horizon et le proche s’entrelacent. La prose est poésie. Les mots sont musique. Parfois, au cours de notre voyage, nous essayerons de nous rassurer en identifiant des bribes fugaces d’un savoir ancien. Mais le mirage supplantera bien vite l’illusion du vrai et nous poursuivrons la traversée de l’océan.
L’œuvre est aussi un miroir sur l’inconnu qui la regarde. L’image devant laquelle nous nous tenons interroge ce que nous sommes dans le réel. De même que le lecteur ré-écrit chaque livre, le spectateur ré-invente sa perception de l’eau, de la terre, de l’air, du feu. Il s’interroge au plus intime de son humanité. Il devient, s’il consent à une part d’abandon, le créateur d’un univers à la fois intime et infini. Mais, et c’est peut-être là l’essentiel, il s’éveille à une autre curiosité au monde : renouvelée, vierge, insatiable. Il admet sa propre complexité. Il consent à interroger plutôt qu’à répondre.
N’est-ce pas là une des fonctions vitales de l’art ? Martine Cornil y ajoute sa propre vibration : la poésie du regard ". Jean Jauniaux

Choix de photographies de Martine Cornil, accompagnées des textes d’écrivains publiés dans le livre Bords de Mondes, éditions maelstrÖm reEvolutions, 2012.
Textes de Luc Baba, Marianne Bastogne, Pascal Blondiau, Francis Dannemark, Xavier Deutsch, Sandrine Emmery, Michèle M Gharios, Théophile de Giraud, Alain Helissen, Paul Hermant, Corinne Hoex, Virginie Holaind, Jean Jauniaux, Michèle Lenoir, Françoise Lison-Leroy, Veronika Mabardi, Rony De Maeseneer, Daniel Martin-Borret, Serge Noël, Colette Nys-Mazure, Kenny Ozier-Lafontaine, Patrick Placentino, Vincent De Raeve, Milady Renoir, Luc-André Rey, Dana Shishmanian, Vincent Tholomé, Christine Van Acker, Catherine Ysmal.

LA MATIÈRE DU VŒU
Rosa Gasquet

L’installation La matière du vœu est une série de portraits « intérieurs ». Une polyphonie de visages plongés en eux-mêmes. Des personnes de tous âges, de toutes origines vivant ici ont accepté de poser devant l’objectif pendant qu’elles faisaient un vœu. Comment lire leurs désirs enfouis, leurs aspirations petites ou grandes dans les creux du visage, l’inclinaison d’une tête, le léger suspend d’un sourcil. Il s’agit d’un travail en transparences, nourri de superpositions de calques, de recherches sonore et typographique et de la présence d’éléments premiers (eau, cendres…). Le visiteur est invité à partager cette traversée d’intimités et d’intériorités collectives.

Rosa Gasquet, metteur en scène, expérimente ici des thèmes qui lui sont chers, la prise de parole et le silence, l’intime et le collectif, la création de rites miniatures.

LIBRES DE POÉSIE
Les Ateliers du 94 et le Pré-Texte

Les mots et les gens vivent ensemble même quand ils se cachent
C’est un secret en douleur
Ils drôlent de tête
Il aime la regarder, la mignorer…

Ces mots et tant d’autres, je les ai entendus au centre de jour pour personnes handicapées mentales, Les Ateliers du 94 à Houdeng-Goegnies, où j’ai travaillé durant 4 ans.

J’ai pris note de cette parole insolite au sein de l’atelier théâtre que j’animais mais aussi lors de temps informels. J’ai rencontré au fil du temps une parole non soumise à l’ordre commun du langage, poétique par sa liberté, ouvrant la question du sens.
Inspirée par ces mots et depuis plus longtemps encore par l’univers plastique de ces « handicapés mentaux », j’ai réuni dans des petits livres les graphismes et les mots de chacun d’entre eux, comme autant de passerelles vers « la norme », autant d’occasions de s’étonner d’une langue d’autant plus étrange qu’elle nous est commune.

Pour ce faire, j’ai associé aux dessins et paroles de chacun mon univers plastique, de vieux papiers, de lettres manuscrites, de couleurs arrachées… que j’ai collés, découpés, mis en page.
Ces livres originaux ont pour ambition de rendre compte d’une rencontre, d’un souffle partagé.
Huit d’entre eux ont été édités et réunis en coffret sous le titre « Libres de poésie » par les éditions Bruno Robbe (série limitée à 600 exemplaires). Ils seront disponibles lors de l’exposition.
Parallèlement à cet univers poétisé, le Pré-Texte, centre de jour situé à Uccle accueillant également des adultes handicapés mentaux, donnera à voir les productions de ses ateliers Reliure et Fabrication de Papier, au sein desquels les étapes techniques sont très importantes. Souvent répétitives (répétition des gestes, des motifs, des couleurs et des formes), elles nécessitent des résidents qu’ils se concentrent sur des tâches très concrètes, ce qui leur apporte souvent de l’apaisement.
Une fois les carnets fabriqués, bien secs et solides, les résidents peuvent les investir au gré de leur imagination : dessiner, écrire, colorier, peindre, assembler des perles pour orner la tranche du carnet, collage d’image ou de formes prédécoupées. Ces carnets deviennent journaux de bord, carnets intimes ou livres multicolores.

Vernissage, lecture, concert par « Les Ateliers du 94 », rencontre avec les participants, apéro : le mercredi 21/05 de 11h à 14 h

Lectures par Sandra de Boerdère d’extraits de paroles de personnes handicapées mentales ayant participés aux « Ateliers du 94 » : les samedis 17, 24 et 31 mai à 17h

Commissaire d’exposition : Sandra de Boerdère. Production : l’Asbl DéRives.



P11. De Pianofabriek

Rue du Fort, 35 - 1060 Saint-Gilles

VIVRE ENSEMBLE ?

Les jeunes s’interrogent… et pour y réfléchir ils ont choisi le ‘street art’ comme médium de recherche, de partage et de questionnement. Ils présentent leurs dessins, cartes mentales, installations, etc… développés sur une année. « L’idée d’une exposition est née des jeunes de la ‘Cité des jeunes’ de la Place Bethléem. Voyant leurs investissements, leur engouement et leur créativité au travers de l’atelier ‘street art’ nous avons voulu les aider à présenter leurs visions multiples et diverses de leur quartier. » - Faras El Haddouti & Luis Pôlet
Un Partenariat de la « Cité des Jeunes », du Centre Duvigneaud et du Pianofabriek
info : faras lacitedesjeunes.be / luis.polet gmail.com)
+ Ateliers « street art » avec les jeunes :
samedi 17/05 à 14h : atelier graffiti ;
samedi 24/05 à 14h : atelier carte mentale et écosystème urbain.
Sur les trois dimanches à 14h : modelage et installation de pantins.

SUS SCROFA/ installatie-installation

( lat. ) = Wild Varken / Cochon Sauvage.
Une installation vidéo de Yoris Van den Houte en/et Karin Vyncke. Un regard sur la méchanceté. L’homme, l’animal et l’objet y sont égaux. Sus scrofa est à l’origine une chorégraphie de Karin Vyncke.
info : karin.vyncke scarlet.be www.karin-vyncke.info

FEMIMAIN

Femimain est une collection de produits artisanaux contemporains faits par des ateliers et des coopératives de femmes au Maroc. Femimain représente le commerce équitable et veut communiquer la solidarité et le respect. Femimain veut améliorer la situation sociale et économique des femmes du sud.
info : Trees Candaele - femimain pianofabriek.be - www.femimain.org

17/05/2014 > 01/06/2014 – 14:00-19:00
vernissage 16/05/2014 – 20:00



P12. École Supérieure des Arts Saint-Luc Bruxelles

30, place Morichar - 1060 Bruxelles

Ça se passe dans le haut de la place Morichar, dans l’ancien « bâtiment des impôts ». C’est un lieu de création et d’invention où se croisent chaque semaine sept cents étudiants et leurs professeurs. Ça discute, ça recherche, ça divague et ça travaille. Ça mange, ça boit, ça rit, ça râle. Ça conteste, ça sommeille, ça s’excite. Enfin, oui, cela vit plutôt bien, ensemble, autour de l’art et à cause de l’art. C’est ouvert aussi sur la place et le quartier.

Ce que le public pourra découvrir au sujet de ce « vivre ensemble », c’est un florilège de photos et de projections reflétant les mille activités de l’atelier transversal qui s’est déroulé en janvier 2014.
Ce fut une riche semaine d’expression hors des rails, tous azimuts, avec invités, conférenciers et exploits à la clé sur le thème du TRANS.
Ces images ont été réalisées par des étudiants en arts visuels et de l’espace, sélectionnées et présentées par leurs professeurs de photo : Yves Fonck et Alain Kazinierakis.

Elles seront à découvrir au rez du bâtiment.
Ce sera l’occasion d’une pause en terrasse ou en interne à la cafétéria de Kamilou.



P13. Les Tilleuls

Rue Arthur Diderich, 32 - 1060 Saint-Gilles


Un projet intergénérationnel est proposé pour la Maison de Repos « Les Tilleuls ». Le jardin au cœur de la maison de repos abritera un studio portable, autrement appelé Soft Box. Une expérience photographique sera proposée avec des animateurs d’Art Classes Project sous la direction d’Olivier Finn. Dans une énorme boîte blanche et avec des grands spots, plusieurs appareils photos sont mis à disposition des seniors et des enfants qui se rendent par ce jardin à la plaine de jeux Ducpétiaux.

Cette boîte deviendra l’endroit intime pour partager un moment avec les résidents et enfants ou apprendre à utiliser un appareil photo et capter l’instant !

Autour de cette Soft Box et au fil des trois week-ends de Parcours, les photos réalisées seront exposées.



P14. Musée Horta

25 rue Américaine - 1060 Saint-Gilles

L’atelier de papier de Côme Perché.

A la fin du XIXe siècle, un Art nouveau naît parce que les créateurs puisent librement leur inspiration dans la nature au lieu de reproduire indéfiniment les formes issues des styles du passé ou de contrées lointaines. Horta s’inspire de la force de croissance des plantes pour imaginer un monde d’arabesques qui lie structure et décor. Dans les ateliers pour enfants que le Musée Horta a pu mettre sur pied avec l’aide de la Région de Bruxelles, les enfants sont invités à comprendre la naissance d’un style et les principes des systèmes décoratifs qui donnent forme à l’architecture et au mobilier. L’ancien atelier des moulages de Horta leur est réservé : il a été meublé pour eux d’un ensemble de sièges et de tables en bois dessiné par le designer hollandais Piet Hein Eek. Petit à petit les vitrines présentes ont pour vocation de se transformer en cabinet des merveilles pour exposer des curiosités en lien avec le monde naturel. C’est pourquoi nous avons choisi d’inviter, pour Parcours d’Artistes, Côme Perché qui livre une interprétation poétique de la nature en utilisant le pliage de papier. Il exploite toutes les qualités de la fibre du papier pour élaborer un monde à la fois superbement stylisé et intensément vivant que peuplent silhouettes d’humains, d’animaux ou de plantes. Les créations de Côme Perché voisineront avec des modèles en plâtre de plantes datant du XIXe siècle, des coquillages ou des insectes naturalisés. L’ensemble de l’installation est destiné à éveiller l’imaginaire des enfants, mais aussi toucher les adultes par ses beautés singulières.

L’exposition est accessible gratuitement indépendamment de la visite du musée qui elle reste payante. Ouvert de 14h à 17h30



P15. Fondation Hamesse

34, rue Dejoncker - 1060 Bruxelles


Le Fonds Pierre-Paul HAMESSE présentera à l’AMART LOUISE GALLERY, 34, rue Dejoncker (Quartier Louise), une sélection de photographies des lauréats des dernières éditions du PRIX HAMESSE.