L’infiniment ailleurs

2014/06/12 - 2014/06/29

Organisateur et adresse :
Service de la Culture
Rue de Parme, 69
1060 Bruxelles

Maison Pelgrims
rue de Parme 68
1060 Bruxelles

Vernissage le mercredi 11/06 à 18h30

Ouvert tous les jours de 12 à 18h.

Michel Doutreligne découvre LA PEINTURE qu’il aime à une exposition rétrospective de Karel Appel au Palais des Beaux-Arts, il sera par la suite continuellement Influencé par le mouvement Cobra.
Dès son plus jeune âge, ce sont les couleurs qui guident Michel Doutreligne. La profondeur chromatique offerte par les pigments eux-mêmes, qu’ils soient travaillés par un médium ou un autre, est ensuite corrigée, fignolée et mise en valeur par les crayons aquarellés. Peindre à plat, voir l’eau s’étendre, sans aucune loi de gravitation, maîtriser les coulées, répartir les masses de couleurs ; c’est ce que préfère Michel Doutreligne.

La confrontation avec de telles œuvres nous place souvent dans une situation fort déplaisante et ce, parce qu’elle fait surgir en nous un forte poussée d’irrationalité, un contact avec l’Inconnu, avec l’Indicible, l’Abscons, ce que certains – dont je fais partie – nomment l’Inconscient. De nos jours, où l’on nous demande de plus en plus de faire preuve de rationalité dans nos actes, il est difficile d’accepter de se retrouver face à un événement, une image, une parole ou encore un geste dont nous n’arrivons pas à saisir le sens, l’essence, spontanément. Dans le but de fuir nos états d’âme, nous cherchons alors de vains refuges dans le rationnel conscientiel – lorsque nous ne rejetons pas violemment la réalité de l’expérience vécue. Nous évoquons avec conviction la fatigue, un manque, la distraction ou encore nous attentons férocement à l’existence même de l’objet provocateur en le caractérisant d’absurde et de non avenu. L’art abstrait fait partie de ces objets et Michel, à mon sens, est de la race de ces protagonistes perturbateurs – véritables Jack in the Box – de notre vie paisible, hélas souvent et injustement exilés du grand public. Et pourtant, comme le disait Jean Bazaine en 1948 dans ses Notes sur la peinture d’aujourd’hui, « l’objet inquiétant, c’est le premier pas vers l’art ». (Sylvain LUC, Namur, mai 2009)


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