EXPO Sylvie Lechat & Anne Schmitz

2011/11/10 - 2011/11/27

Organisateur et adresse :
Maison Pelgrims
rue de Parme, 69
1060 Bruxelles

Sylvie Lechat
Passionnée par la peinture textile et fascinée par les plantes depuis une dizaine d’année.
Arpentant les terrains vagues (trop rares à Saint-Gilles), squattant les jardins de mes amis à la recherche de la matière première, je n’ai pas hésité à transformer mon propre jardin Saint-Gillois en laboratoire pour mes casseroles de teintures.
Contre toute attente, Saint-Gilles possède un bel échantillonnage de plantes sauvages tinctoriales, qui sont mises en évidence dans un nuancier géant et par des démonstrations dynamiques. De la graine à la casserole débordante de soie, bien des surprises et des plaisirs sont au rendez-vous !
Attenant à la Maison Pelgrims, le parc Pierre Paulus est un magnifique terrain d’expérimentation. Pendant la durée de l’exposition, Sylvie Saintenoy, guide de parcs et jardins, se fera un malin plaisir de nous le faire découvrir avec son regard pertinent et fantaisiste.En ce mois de novembre, les bottes en caoutchouc et les imperméables ne sont pas fournis !
La chimie moderne n’est pas reniée pour autant et revenons à la peinture textile…Inspirée de façon systématique par les vieilles pierres et les carrelages, leurs fissures minérales sont reproduites avec des colorants bien modernes et loin des plantes…
Ah les contradictions !

Sylvie Lechat. Contact : sylviesculture gmail.com

Anne Schmitz
Peindre, pour moi,
C’est donner à l’œil des refuges pour penser autrement.
C’est faire de l’espace pictural un lieu.
J’investis ce lieu d’un souffle de vie.
Lieu palimpseste qui est le lieu humain.
Peau translucide des sensations humaines.
Matière informe où quelque chose peut se passer – ou ne pas se passer.
Lieu des émotions possibles.
Lieu de la possible poésie de l’existence.
Lieu où la présence infinie peut triompher.
Apparente présence grignotée dans son essence, dans sa matérialité.
Toujours entre apparition et disparition.
J’ai existé.
Je disparais.
J’existe.
Je deviens.
Je peins la visibilité de mon existence.
Je peins les structures de son essence, de sa manière de faire surface.
Je peins les mouvements de ses vibrations.

Vers la subtilité des apparences

Au cours de mes recherches pour créer mon langage plastique, je me suis rendue compte que mon espace pictural se définit dans la construction d’une structure abstraite et simplifiée où le fond et la forme se conjuguent, se superposent et s’entament dans le soucis de créer, dans tout l’espace, une vibration, un bruissement, une subtilité des apparences et, en même temps, une force visuelle infiniment présente.
Dans cette optique, le travail tactile du monde des matières s’impose comme un langage naturel qui correspond à ma sensibilité et à cette vibration recherchée.
Dès lors toute couleur, toute forme et tout espace ne peuvent se concevoir sans une recherche de leur rapport à la matière et sans cette volonté de rendre poétique le lieu de leur rencontre.
Considérant mon travail comme une perpétuelle expérience, je découvre avec toujours autant de plaisir de nouvelles poésies visuelles pour garder mes sens en vie.


Réflexion (100x100 cm) Acrylique, papiers collés sur bois 2010

vernissage le mercredi 9 novembre de 18:30 à 21:00
ouvert 13:30>16:00 – week-end 14:00>18:00


novembre 2016 :

octobre 2016 | décembre 2016


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