COUPS de CŒUR 2012

2012/09/28 - 2012/10/14

Organisateur et adresse :
Service de la Culture

Maison du Peuple
Parvis Saint-Gilles, 37
1060 Bruxelles

Les visiteurs de Parcours d’Artistes 2012 ont voté pour leurs Coups de Coeur et comme prévu, le Service de la Culture leur offre une exposition collective. Tom Bervoets, Ewa Majczak, Hubert Amiel, Thierry Cox et Joyce Nabadda auront donc le plaisir de vous présenter leur travail à la Maison du Peuple.

Tom Bervoets



Tom Bervoets est un jeune photographe belge de 28 ans. Il a fait des études de photographie à l’Ecole de Recherche Graphique à Bruxelles. Ses travaux portent principalement sur le décor urbain et sur la manière dont les gens y laissent leurs traces ; plus particulièrement, sur les coins, voies sans issues, cours intérieures, lieux de retrait comme autant d’espaces où des interactions se nouent ou se devinent. Ces lieux deviennent des espaces métaphoriques de la vie des habitants.
Dans le cadre du Parcours d’Artistes, Tom Bervoets a présenté Bruxelles (en)visages, son regard sur des habitants de Bruxelles de plus de 50 ans. Grâce à l’asbl Interpôle, il a pu aller à la rencontre de ces personnes chez elles ou dans leur lieu de prédilection, de retrait, voire de refuge. La « neutralité » de son point de vue laisse place à des images qui donnent à voir l’univers de la personne photographiée. La part cachée de chacun se lit sur les visages, les corps et les objets dont chaque sujet s’entoure. Les décors urbains ou privés deviennent les mises en scène des récits des vies qui s’y logent.

Ewa Majczak



Ewa Majczak est une jeune artiste d’origine polonaise. A travers son travail photographique, en argentique noir et blanc, Ewa traduit les relations avec son intimité la plus proche, lui rendant à la fois sa part d’universel et son particularisme mystérieux. Elle fait parler les étapes, les transitions, de la vie telles que l’adolescence et la vieillesse, sur des corps féminins et leur changement.
Les trois projets exposés pendant le Parcours d’Artistes de Saint Gilles trouvent leur support dans les deux extrêmes de son univers féminin : sa sœur - la plus jeune - et sa grand-mère - le plus vieille.
Elle questionne l’étrange passage de la fille à la femme à travers l’adolescence dans un premier projet ‘Mais maintenant tu es une femme. Comme as-tu fait ?’
Le deuxième projet investit, lui, la relation entre sœurs ; dans ‘Qui suis-je ?’, sa sœur échange, durant quelques instants, sa vie pour celle d’Ewa. Le troisième projet ‘Je n’ai jamais vu la mer’ pénètre le monde évanescent de sa grand-mère en évoquant la vieillesse comme l’épilogue de la vie.
Ces trois projets nous font rencontrer deux personnes. Les photos reflètent leurs réalités particulières mais aussi la relation entre l’artiste et son sujet, ainsi parlant de l’artiste elle-même. Elles nous parlent aussi de nos sœurs, de nos grands-mères, et de nos relations avec elles. Mais elles nous renvoient également aux questions : ‘Qu’est-ce que l’adolescence ? Qu’est-ce que la vieillesse ?’

Hubert Amiel



Dans le projet « Suis-je de mon père l’enfant ? », Hubert Amiel s’interroge sur ce qu’est l’intime, sa nature profonde, sa représentation et son rapport à l’Autre. L’ Autre c’est vous, c’est nous, c’est moi.
Quelle est la part de l’autre en moi ? En quoi l’intime est-il une expérience collective ? Comment se raconter, se partager, s’imaginer ? Comment se livrer aussi ?
Au travers d’un parcours mêlant photographies, textes, sons et installations, Hubert Amiel nous invite à esquisser les possibles d’un intime collectif utilisant la question comme fil conducteur existentiel.

Thierry Cox



Entre féminisme, néo-colonialisme et tradition, comment parler des rapports homme-femme sans tomber dans une image phallocratique dès lors que la mise en scène est une démarche venant d’un homme blanc face à une femme africaine ?
Faire de la féminité le royaume du corps, avec ses faiblesses, et celui de l’irrationnel, avec ses folies, tandis que l’homme, lui, avec sa raison, se réserverait le contrôle de soi pour mieux dominer la femme…
« Elle sont faites, disait Chamfort, pour commercer avec nos faiblesses, avec nos folies, mais non avec notre raison. »
De ces rencontres est né ce projet de restituer des filles, ces malayas, qui hantent les bars, les boîtes de nuit d’une ville africaine, venues de leur village en espérant une autre vie.

Joyce Nabadda



Heads without shoulders
Reprenant la tradition des masques africains de cérémonie, Joyce Nabadda a crocheté des têtes pour marquer les différences, celles qui nous entourent, celles qui nous marquent, celles qui nous obsèdent.
Si traditionnellement les masques étaient des parures cérémonielles, ces têtes sont celles de tout un chacun, sans chi-chi.
Elle a confectionné ces têtes pour une pièce de théâtre, « Nous », qui fut jouée en juin 2012.
“Nous” est un spectacle axé sur la différence entre une quarantaine d’adolescents, six handicapés mentaux mal voyant et trois adultes séropositifs. Les masques y prennent une place incongrue, inattendue et surprenante. Les comédiens les portent ou les utilisent comme des marionnettes, des reflets d’eux-mêmes ou comme un personnage, un Autre, leur hôte.

Vernissage : le jeudi 27 septembre 2012 à 18h30
Du 28 septembre au 14 octobre 2012
De 13h30 au 16h30 (du mardi au vendredi) et de 14h00 à 18h00 (durant le we)


décembre 2017 :

novembre 2017 | janvier 2018


Liens utiles...